L’entre deux mondes

Avant mon prochain article (sur une trilogie de romans que j’ai fini il n’y pas très longtemps) je souhaitais vous parler du site de mon amie Leiliaza, L’entre deux mondes.

Elle y parle des ses lectures, en Fantasy, Fantastique, Science-fiction et Policier principalement, mais écrit aussi des articles plus généraux sur le monde du livre, du cinéma, des jeux vidéos et même des jeux de société.

Un site très complet, pour une admin qui poste régulièrement de nouveaux articles (beeaaaauuucoup plus régulièrement que moi, pour sûr !)

Allez-y donc faire un tit tour, vous ne perdrez pas votre temps 🙂

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Les Magiciens (trilogie) – Lev Grossman

L’université de Brakebills. Je vous ai évoqué ce nom dans un précédent article consacré à Harry Potter. Cette université existe dans une trilogie écrite par Lev Grossman que j’ai d’abord découvert à travers sa récente adaptation en série TV, Les Magiciens.

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Résumé : Quentin Coldwater est comme tous les adolescents : mélancolique, incompris, prisonnier d’un monde désespérément barbant. Et voilà que sa vie est transformée du jour au lendemain quand il est recruté par Brakebills, une école conçue pour former les magiciens tels que lui. De quoi lui faire oublier Brooklyn et même les Chroniques de Fillory, les romans de fantasy où il se réfugiait pour tromper son ennui.

Bizarrement, il est bien question de magie, de sorciers (pardon… magiciens) mais ce roman m’a davantage fait penser au Monde de Narnia, en plus mature et mieux écrit (… Désolée C.S. Lewis, et tous les fans de Narnia, mais j’ai vraiment détesté le style d’écriture de sa série littéraire).

Trois livres bien épais, bien consistant, pour nous décrire un univers finalement assez sombre et déprimant. Et cet univers parallèle clairement et intentionnellement inspiré du monde de Narnia, Fillory, se présente comme sa face cachée. Si Narnia était une pièce de monnaie, il en serait le côté Pile et Fillory le côté Face.

Mais commençons par le commencement : Quentin Coldwater, surdoué déprimé, a une passion dévorante pour Les Chroniques de Fillory, une série de romans de fantasy décrivant un monde où les animaux parlent (Narnia) ou les dieux sont des animaux (Narnia !) et où la coutume veut que seuls les enfants venus de la Terre peuvent devenir les rois et reines de Fillory (Narnia vous dis-je !!!). Malheureusement, plus il rêve de Fillory, moins la vie réelle lui parait intéressante. Jusqu’au jour où il tombe sur Brakebills, l’université de Magie.

Dans le monde de Grossman, la magie ne peut être maitrisée que par les jeunes surdoués, les élèves qui ont sauté des classes ou qui sont promis à de grandes universités tel Harvard ou Stanford. La magie de Grossman est une chose vraiment difficile à maitriser. Il ne faut pas simplement agiter une baguette magique ou prononcer quelques mots latins pour que le charme agisse. Il faut prendre en compte le positionnement des étoiles, le lieu où on se trouve, positionner ses mains de telle ou telle façon dans un enchainement qui peut parfois être aussi long qu’il est compliqué, et j’en passe. Et une fois que tu as passé 5 ans dans cette université à apprendre tout ce que tu pouvais, on te lâche dans la nature et advienne que pourra. Aucun contrôle, aucun guide pour te dire ce que tu peux en faire par la suite. De quoi retomber dans la déprime.

Seulement voilà, au cours de ses études (5 années en 1 tome… mais il est épais alors ça passe… et puis contrairement à Harry Potter, l’école n’est finalement pas le sujet essentiel de sa trilogie mais bien Fillory) Quentin découvre qu’il existe des mondes parallèles, et ne tarde pas à réaliser avec ses nouveaux amis, que Fillory n’est peut-être pas qu’un univers fictif mais un monde bien réel. Et donc, les deux tomes suivants sont globalement consacrés à Fillory.

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Dans la série TV (qui me plait beaucoup… après tout elle est ce qui m’a donné envie de lire les romans dont elle est inspirée) tout ce qui se passe sur 5 ans donne l’impression de se dérouler en 1 année ou 2 et il y a quelques éléments qui divergent, mais dans l’ensemble c’est assez fidèle pour le moment, du moins en ce qui concerne la trame principale. Et les acteurs sont plutôt bons à mes yeux.

Une histoire bien pensée, que j’ai franchement bien apprécié probablement parce qu’elle se moquait un peu de Narnia et qu’on y découvrait une magie différente. Une trilogie de fantasy pour adultes qui réussit à parler du monde réel et de nos attentes d’une façon plutôt réaliste et un tant soit peu déprimante mais néanmoins intéressante et divertissante. Je le conseille aux jeunes adultes, à ceux qui ont lu HP et Narnia (ou pas en fait, on peut s’en passer à vrai dire… Bon j’arrête de casser Narnia, après tout j’ai quand même bien aimé les films à l’époque !!) et qui sont intéressés à l’idée de découvrir une sorcellerie (légèrement) plus mature (enfin peut-on vraiment parler de maturité ?) Non, disons plutôt un monde ou la magie, le sexe, l’alcool et autres thèmes plus abordables chez ceux qui ont dépassé la vingtaine, font bon ménage !

Harry Potter : L’Enfant Maudit et les Animaux Fantastiques

Harry Potter est un vaste sujet. Comme beaucoup de personnes de ma génération (et des suivantes), cette saga est celle qui a fait naitre ma passion pour le genre imaginaire. Bon en vérité c’est d’abord les mythologies égypto-gréco-romaine, certains films et magazines littéraires qui m’ont conduits sur cette voie, mais en littérature, c’est à J.K. Rowling (mais aussi J.R.R. Tolkien, Philip Pullman et Pierre Bottero) que je dois mon intérêt toujours grandissant pour les genres imaginaires.

Passée cette introduction quelque peu confuse, laissez-moi vous donner mon avis sur 2 sujets liés à l’univers du sorcier à lunettes : L’enfant Maudit et le film Les Animaux Fantastiques.

harry_potter_et_l_enfant_mauditL’Enfant Maudit : L’action de la pièce se déroule dix-neuf ans après les évènements du livre Harry Potter et les Reliques de la Mort et suit les aventures d’Harry Potter, âgé de 37 ans, désormais employé au Ministère de la Magie, et de son plus jeune fils, Albus Severus Potter, l’année de son entrée à Poudlard. Hermione Granger est devenue ministre de la magie, son mari Ron Weasley tient un magasin de farces et attrapes et tout deux ont une fille, Rose. Scorpius Malefoy, le fils de Drago Malefoy est l’autre principal protagoniste de cette pièce, qui deviendra rapidement le meilleur ami d’Albus Severus. (Résumé Wikipédia)

Quelques jours après sa publication, le 8 octobre dernier, je l’ai eu entre les mains et il m’a fallu un après-midi pour en venir à bout. Je vous l’avoue, je n’attendais pas avec impatience cette transposition écrite de la pièce de Théâtre. Comme la plupart d’entre nous pourtant je suis absolument fan de l’univers qu’a inventé J. K. Rowling. Mais sans doute que le côté « pièce de théatre » et « co-écrit » de cette histoire a douché mon enthousiasme. J’ai toujours considéré (peut-être à tort, je ne suis pas allée vérifier) cette pièce comme une sorte de fan-fiction écrite par Jack Thorne et validée par J. K. Rowling. Et à la lecture de l’ouvrage, cette vision des choses n’a fait que se renforcer.

On est loin du style de Rowling. Aucun élément nouveau susceptible de m’intriguer. A dire vrai, la seule chose qui a su capter mon intérêt c’était le fils de Drago, meilleur ami d’Albus Potter, Scorpius. Un personnage intéressant. Beaucoup plus intéressant que son amitié avec ce casse-pied d’Albus qui selon moi n’a pas été décrite de la plus belle des manières. Que d’ambiguïtés entre ces deux amis. Peut-être ai-je été la seule à voir les choses de cette manière mais si Thorne n’avait pas mentionné plusieurs fois l’intérêt romantique qu’éprouvait Scorpius pour une autre, j’aurais cru qu’il voulait nous caser ensemble les 2 amis. Rien à voir avec Ron et Harry en tous cas. Et forcément retracer tout une scolarité en une pièce (même en 2 parties ça ne fait qu’un roman !) ça nous empêche facilement de nous attacher aux personnages.

Bref j’avais beau ne pas l’attendre, j’ai été déçue quand même.

Ce qui est loin d’être le cas pour les Animaux Fantastiques : New York, 1926. Le monde des sorciers est en grand danger. Une force mystérieuse sème le chaos dans les rues de la ville : la communauté des sorciers risque désormais d’être à la merci des Fidèles de Salem, groupuscule fanatique des Non-Maj’ (version américaine du « Moldu ») déterminé à les anéantir. Quant au redoutable sorcier Gellert Grindelwald, après avoir fait des ravages en Europe, il a disparu… et demeure introuvable.
les-animaux-fantastiques-afficheIgnorant tout de ce conflit qui couve, Norbert Dragonneau débarque à New York au terme d’un périple à travers le monde : il a répertorié un bestiaire extraordinaire de créatures fantastiques dont certaines sont dissimulées dans les recoins magiques de sa sacoche en cuir – en apparence – banale. Mais quand Jacob Kowalski, Non-Maj’ qui ne se doute de rien, libère accidentellement quelques créatures dans les rues de la ville, la catastrophe est imminente. Il s’agit d’une violation manifeste du Code International du Secret Magique dont se saisit l’ancienne Auror Tina Goldstein pour récupérer son poste d’enquêtrice. Et la situation s’aggrave encore lorsque Percival Graves, énigmatique directeur de la Sécurité du MACUSA (Congrès Magique des États-Unis d’Amérique), se met à soupçonner Norbert… et Tina. (Résumé Allociné)

Je voulais de l’original, découvrir encore plus d’aspects de l’univers de Rowling, et c’était bien dans ce film, dont elle a écrit le scénario, que j’allais pouvoir en trouver. Et ces acteurs ! Tous excellents. Un Norbert Dragonneau tout ce qu’il y a de plus attachant (et dire que je n’étais pas fan de l’acteur). Que du bon dans ce film (ou presque) dont j’attends la (les?) suite(s) avec impatience. Maintenant si Rowling pouvait nous sortir un roman sur les écoles de magie américaines (voire même françaises !!) au lieu de nous donner des miettes par-ci par-là sur son site Pottermore, ce serait vraiment top ! Vous n’êtes pas d’accord ?

En attendant, je me contenterai de l’université américaine de Brakebills…

Alfie, le chat du Bonheur

alfie

Cet été j’ai découvert un roman fort sympathique qui raconte l’histoire d’un chat, Alfie, qui suite au décès de sa vieille maitresse, décide de se trouver non pas une mais bien plusieurs familles, pour ne plus jamais risquer de se retrouver seul. C’est ainsi qu’il finit par atterrir dans le quartier d’Edgar Road. Mais pour ses habitants, la dernière chose dont ils ont besoin c’est d’un chat qui passe de maison en maison ! Alfie est donc régulièrement chassé, jusqu’au jour où plusieurs familles acceptent de le nourrir et de l’héberger à tour de rôle (et sans le savoir). Et quand l’adversité frappe, tous réalisent à quel point ils ont besoin de ce petit félin.

Un chat en quête d’amour tout aussi prêt à en donner et à apporter un peu de bonheur à ces humains qu’il apprécie tant et qui sont pourtant si complexe.

J’ai vraiment pris plaisir à lire cette histoire à travers les yeux d’un chat aussi intelligent que désireux de répandre de la joie et du bonheur chez ces être humains si différents. On pourrait éventuellement regretter qu’Alfie paraisse un peu trop humain à certains égards, pas assez « chat » dans sa façon de penser et de concevoir son petit monde, mais ce serait vraiment dommage de s’arrêter à ce détail.

Un bon petit roman que je conseille à tous ceux qui ont envie de passer un agréable moment de lecture sans avoir à se lancer dans une saga de 1000 pages, mais aussi et surtout à tout ceux qui ont eu la chance de côtoyer un jour,  même pour quelques minutes, un chat !

 

Player One, ou mon prétexte pour parler des Geeks !

playerone-600x983Player One, d’Ernest Cline, est un roman de Science-fiction qui situe son action en 2044, dans un futur où l’humanité est en proie à de nombreux problèmes qui nous sont familiers : crise énergétique, conséquences du changement climatique, catastrophes naturelles, pauvreté, guerres, famine, etc. Des thèmes que les amateurs de dystopie connaissent bien. Dans ce monde peu joyeux, une seule lueur : l’Oasis, un système de réalité virtuelle (ou bien système de MMORPG ultime auquel tous les gamers rêvent de jouer un jour, c’est selon !) qui est utilisé par la planète entière. Son créateur, James Halliday, accessoirement l’un des hommes les plus riches de ce monde, vient de mourir. N’ayant aucun parent proche ou héritier susceptible d’acquérir sa fortune colossale, il décide de la léguer à celui qui réussira à trouver les 3 clefs cachées dans le monde virtuel qu’il a créé, son « œuf de Pâques », ou Easter egg pour ceux qui comprennent mieux l’expression dans sa langue natale*. Pour Wade Watts, un jeune homme de 18 ans sans le sou, cette quête pourrait bien être celle qui donnera enfin un sens à sa vie.

Ce roman est un one shot, tellement riche et complet que c’en est amplement suffisant ! J’ai passé un excellent Week-end à le lire. Seulement je n’ai pas pu m’empêcher de regretter certaines choses.

Je tiens à préciser quand même que ces éléments que je regrette sont liés à ma propre culture et personnalité de geek française née vers la fin des années 1980, et non dans les années 1970 comme l’auteur de ce roman et son personnage, James Halliday.
Que je vous explique : comme les personnes de mon entourage qui m’ont conseillé de lire ce roman, et les personnages principaux de ce livre, je suis une geek. Mon niveau de « geekitude » se situe aux alentours du, on va dire, « moyen plus ». J’appartiens à la catégorie des series addict**, des gamers modérés***, et des mordus de fantasy et de science-fiction (ça, c’était facile à deviner  😉 ).

Sachant cela, je peux vous parler de ce qui m’a le plus chiffonnée à la lecture de Player One : le fait que l’auteur ait bourré son roman de références pop culturelles américaines essentiellement centrée sur une seule et unique décennie : les années 80 (quelle obsession cette époque pour les américains, quand on voit aussi Les Gardiens de la Galaxie, Pixels, ou encore Stranger Things !). Comme si ce qui été venu après n’avait jamais existé ou compté aux yeux du personnage ayant façonné ce nouveau monde (en dehors de 2 ou 3 minuscules références… comme Matrix… et Tolkien… mais ça je ne suis pas sûre que ça puisse compter pour après vu que ses romans sont sortis dans les années 1960).

S’il est vrai que ma culture geek a commencé à se développer à partir de l’univers culturel de cette période, je ne connais pas tout et surtout beaucoup d’autres pépites sont nées par la suite. Ce que je veux dire c’est que je n’ai pas cessé d’être geek au bout d’une seule décennie. Mon adolescence, comme beaucoup de personnes de ma génération, de la précédente et des suivantes, a été marquée par les productions cinématographiques et vidéoludiques des années 1980, mais aussi par toutes celles qui ont suivies : les années 90, 2000 jusqu’à aujourd’hui. Que ces années n’aient eu quasiment aucune influence visible sur le monde et la personnalité des personnages est ce qui a un peu manqué de cohérence pour moi. Ajoutés à cela quelques clichés américains qui décidément ont la vie dure… Comme si la société n’avait vraiment pas du tout fait évoluer ses mentalités en l’espace de 50 ans (et pourtant regardez ce qui peut se passer en un demi-siècle… pas mal de choses !)

Cela dit, ce point de vue qui est le mien, et qui est donc totalement subjectif, ne m’a absolument pas empêché d’apprécier le roman et ses multiples références. Après tout, il s’agit de la vision du monde de son auteur. Et certaines idées m’ont vraiment plus, comme le système d’éducation, sur la planète école Ludus, où les avatars des lycéens ne peuvent ni s’insulter (ou disons qu’au moins on peut couper le son !) ni se battre entre eux  :D.

Et puis maintenant, j’ai du coup franchement hâte de découvrir son adaptation cinématographique réalisée par Steven Spielberg. Les chances que cette adaptation ne soit pas mauvaise sont plutôt bonnes, vous ne trouvez pas ?

*Un Easter egg, dans l’univers informatique et dans celui des jeux vidéo, est en fait une fonction cachée et inséré volontairement par les développeurs au sein d’un programme accessible grâce à un mot-clé ou à une combinaison de touches ou de clics. Il peut s’agir de la liste des auteurs du logiciel, d’un jeu, d’une blague, d’une séquence inédite, de bruitages. Les niveaux cachés sont souvent classés comme easter eggs, ainsi que les clins d’œil ou les références dans les jeux vidéo. Dans les films et les séries TV on appellerait ça un « caméo » !
**Accros aux séries tv.
***C’est à dire que je joue régulièrement, mais pas trop quand même, à des jeux vidéos… Et pas du Candy Crush !

La Saga Waterfire

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Je me suis intéressée il y a quelques semaines à une saga littéraire sur… des sirènes. Parce que oui, il faut bien l’avouer, mon âme d’enfant est toujours fascinée par les sirènes. Et, chose étonnante, je me suis rendue compte qu’en dehors de quelques beaux-livres et autres bouquins documentaires, je n’avais jamais lu de roman sur des sirènes (sauf peut-être un roman publié par les éditions Milan, Attirance, que j’ai feuilleté lorsque j’y ai travaillé il y a maintenant quelques années).

Bref, donc pour commencer, quelques mots sur l’histoire de Deep Blue, premier tome de cette saga intitulée Waterfire écrite par Jennifer Donnelly. D’abord il faut savoir que cette saga a été éditée par Disney-Hypérion aux États-Unis avant d’atterrir chez nous (déduisez-en ce que vous voulez) ce qui n’empêche pas la trame de fond d’être plutôt sombre.

Au fin fond de l’océan, dans un monde pas si différent du nôtre, vit le peuple mer. Plusieurs communautés se partagent les eaux du monde entier, certaines en bonne entente, d’autres en conflit déclaré. Lorsque la princesse Serafina s’éveille au matin de ses fiançailles, sa première préoccupation devrait être de plaire au beau prince Mahdi, son promis. Pourtant, Serafina est hantée par un cauchemar lui annonçant le retour d’une ancienne malédiction. Ses sombres prémonitions se confirment quand un assassin frappe sa mère, la reine Isabella, d’une flèche empoisonnée. Serafina doit alors découvrir qui a commandité ce meurtre afin d’empêcher les communautés mers de s’entredéchirer dans une guerre impitoyable. Aidée par cinq amies issues de mers exotiques, elle mettra au jour une conspiration qui dépasse leurs pires craintes.

Franchement, ça se laisse lire. Côté univers et scénario, on y entre très facilement et ça change un peu des habituels elfes, sorciers et autre hobbits ! Non pas que je m’en lasse, bien sûr ! La mise en page des livres est jolie et plutôt originale (j’ai rarement vu un papier aussi épais pour un roman !)

Je le conseille, pour peu que vous aimiez la fantasy et les sirènes. D’ailleurs, si vous connaissez d’autres romans traitant de près ou de loin de sirènes, je suis toute ouïe.

Il était un 14 Juillet…

Une fois de plus, le peuple français a été attaqué ! Cette fois-ci, c’est la capitale Azuréenne qui a été mortellement touchée. Et c’est probablement bien pire !

Pire parce que cet acte terrible a été commis un jour symbolique pour la nation française ! Pire parce que beaucoup d’enfants en ont fait les frais cette fois-ci ! Pire parce qu’on l’attendait, on le craignait, mais qu’au final personne n’avait imaginé que cela se produirait de cette façon, avec une telle rapidité, une telle violence, un tel bilan !

La tentation est grande dans ces cas là de se demander « que faisait le gouvernement ». Mais le gouvernement n’y est pour rien. Ils ne l’avaient pas imaginé (nous non plus), ils ne s’y étaient pas (suffisamment) préparés. C’est là leur erreur, mais ce n’est pas leur faute. Ne cherchons pas le coupable au mauvais endroit. L’auteur de ce crime monstrueux est un fou, inspiré par d’autres fous.

La loi du plus fort, tu parles ! C’est plutôt la loi du plus faible ! Le faible d’esprit qui décide d’en finir avec la vie en emportant autant d’innocents que possible avec lui. Car oui, cet homme désespéré et manipulé souhaitait mourir, c’est sûr, et pas tout seul !

Quel connard, ce type (désolée mais fallait que ça sorte) ! Je devrais même dire CES types ! Avec leur soif de pouvoir, de contrôle, leur instabilité, leur désespoir et leur foi aveugle en des principes meurtriers et tyranniques qui leur fait croire que tout est permis.

Une fois de plus nous voilà traumatisés, fragilisés, révoltés, en colère. Et pourtant, envers et contre tout, on est toujours là, on se relève, on s’informe, on se soutient, on s’entraide, on se réunit, on se comprend, on compatit, on pleure et on rit, on se bat… Ensemble.

Le chant des cigales, lui, ne s’est pas arrêté. Nos chats continuent de dormir, nos chiens de gambader. Le monde continue de tourner, même si pour beaucoup de niçois et de français, plus rien ne sera jamais comme avant.

Courage !

Vive Nice ! Vive la France ! Vive les peuples libres et innocents du Monde entier !

Le Donjon de Naheulbeuk

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Il y a quelques jours j’ai eu l’occasion de jouer au jeu de rôle adapté des BD humoristico-parodique Le Donjon de Naheulbeuk, elles-mêmes adaptées de la saga sonore du même nom diffusée sur le site internet de son auteur John Lang, alias Pen of Chaos.

Le Donjon de Naheulbeuk raconte l’histoire d’aventuriers typiques des jeux de rôles et des récits de fantasy, une belle bande de bras cassés (il faut bien le dire) composée initialement d’un ranger, d’une elfe, d’un nain, d’une magicienne, d’un barbare, d’un troll et d’un voleur. Cette fine équipe se réunit devant le fameux donjon de Naheulbeuk qui renferme notamment une statuette évoquée dans une prophétie obscure (dont le sens est obscure, je tiens à préciser). Et c’est précisément de cette statuette que nos aventuriers ont eu pour mission de s’emparer. Ainsi commence donc leurs mésaventures…

Si je vous en parle c’est parce que dernièrement je n’ai pas tellement eu l’occasion de me mettre beaucoup à lire (d’une part) et que (d’autre part) notre maitre du jeu nous a soumis une énigme que j’avais envie de partager ici :

Vous avez 2 vases, l’un fait 5 litres et l’autre 3 litres. Vous avez à votre disposition de l’eau pour les remplir. Comment devez-vous vous y prendre pour obtenir 4 litres ?

N’hésitez pas à soumettre votre solution en commentaires !

Magnus Chase et les dieux d’Asgard – L’épée de l’été

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Mon nom est Magnus Chase.
Je suis orphelin.
Je vis à la dure, dans les rues de Boston.
Et les choses sont sur le point d’empirer.
Je dormais sous un pont quand un type m’a réveillé d’un coup de pied en hurlant « ils sont à ta recherche ! ».
Quelques instants plus tard, j’étais avec mon oncle détesté qui m’a annoncé l’air de rien que mon père, disparu il y a bien longtemps, était un dieu nordique. Rien de plus normal…
En plus, il parait que les dieux d’Asgard se préparent à la guerre.
Si je ne parviens pas à trouver l’épée que mon père a perdue il y a deux mille ans, ce sera la fin. La fin du monde pour être exact.
Cette histoire raconte ce qui va se passer dans ma vie, juste après ma mort…

Magnus Chase se place dans la lignée des Percy Jackson (même auteur, même monde… dieux différents) et s’intéresse cette fois-ci aux dieux Nordiques. Rick Riordan s’était déjà intéressé à d’autres divinités antiques que les grecs et les romains à travers une trilogie sur les dieux égyptiens. Ne manquait donc plus que ceux-là !

Vous le savez maintenant (sinon c’est que vous n’en avez décidément rien à faire… mais vraiment !), les mythes vikings me passionnent tout autant que les autres mythologies antiques. Et étant donné que j’apprécie beaucoup le style de Riordan, il ne pouvait que me plaire.

La personnalité de Magnus ressemble pas mal à celle de Percy, pour autant c’est loin d’être un problème, bien au contraire ! Comme l’auteur apparemment, j’apprécie beaucoup l’humour légèrement sarcastique (ou désabusé… je ne saurais pas vraiment dire) de ces deux héros. J’attends avec une très grande impatience la suite, dont le titre, qui n’a pas encore été traduit (même si c’est plutôt facile…), devrait être The Hammer of Thor.

Le dernier brûleur d’étoiles

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À la suite d’un étrange cauchemar, la vie de Gwenvael bascule. Contraint de fuir l’orphelinat où il vit depuis toujours, le jeune homme tente de donner un sens aux mystérieuses paroles prononcées par le directeur de l’institut juste avant son départ : « Trouve Calypso ».
Lorsqu’il est attaqué par une horde d’hommes des bois et capturé par un redoutable guerrier, Gwenvael comprend qu’il a franchi les portes d’un autre monde. Et s’il n’avait pas toujours vécu à l’orphelinat ? S’il était Celui qu’ils attendaient tous ? 

Petite lecture du mois, un roman très épais mais solitaire (comprendre il n’y a qu’un seul tome…), Le dernier Brûleur d’étoiles, de Sophie Val-Piguel. Publié par les éditions Nouvelles Plumes, j’ai été tenté de le lire car j’avais franchement bien apprécié la précédente publication de cette maison d’édition (Les Ailes d’émeraude) et le moins que l’on puisse dire c’est que cette histoire est vraiment très complète, et plutôt originale (même si on reconnait quelques sources d’inspiration… je sais bien : j’ai les mêmes !!)

Là où certains éditeurs n’auraient pas hésité à couper son roman en plusieurs tomes (parce que l’objet fait quand même près de 900 pages !), les éditions ont choisi (très certainement) de respecter le choix de l’auteure en nous offrant cette aventure pleine de rebondissements, avec autant de personnages sympathiques que véritablement antipathiques, en un seul volume.

Alors après, j’ai moins aimé que Les Ailes d’émeraude (dont le tome 2 vient de sortir il me semble), sans doute parce que !! ATTENTION SPOILER !!…………. disons que le héros n’est pas le dernier brûleur d’étoiles pour rien, il y a vraiment beaucoup de morts !

Et puis le héros se perd un peu en route sur la voie du bien et du mal, il faut dire. Ou plutôt je devrais parler de Lumière et de Ténèbres puisque c’est là l’un des principaux thèmes du roman, qu’un élu fasse en sorte que l’un ou l’autre domine définitivement.

Vraiment une histoire très complète, il y a plusieurs histoires dans l’histoire, on a le droit à un épilogue assez utile (pas comme dans le tome 7 d’une certaine histoire de petit sorcier britannique). En bref, je le conseille à ceux qui aiment la fantasy à la Philip Pullman (rapport à la source d’inspiration…) ou plus généralement à ceux qui aiment le style presque heroic fantasy un peu sombre, avec des héros loin d’être parfaits !